Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 10:11

 

Quand j'était gamin, la 3D c'était une paire de lunette aux verres en plastique vert et rouge pour regarder les dessins des boites de céréales ou de certains albums Panini (pour lesquels on gagnait de nouvelles images dans la cour de récré en jouant à la tapette... Nous étions innocents).

 

En grandissant, j'ai découvert la 3D au futuroscope ou à Eurodisney, avec des lunettes de 3 kilos qui permettaient d'être entouré de poissons, d'être attaqué par un serpent, de foncer dans des murs. On avait l'impression de pouvoir toucher ce qui sortait de l'écran. On tendait tous la main d'ailleurs, dans un grand élan pavlovien d'émerveillement naïf.

 

Aujourd'hui, la 3D est LA révolution cinématographique.

 

Problème : le meilleur film que j'ai vu pour le moment est la pub Haribo diffusée avant certains long métrages.

 

Quand on la voit la première fois, on jubile, on retombe en enfance en se disant "chouette, Avatar, ça va déchirer sa race". Alors qu'en fait pas du tout. La 3D donne juste une profondeur de champ. Oui, comme sur les paquets de céréales. Rien ne sort jamais de l'écran. Moi je dis, belle arnaque.

 

Beaucoup de gens disent "mais si, la 3D c'est giga, c'est le futur du cinéma, Avatar c'est trop beau, t'as rien compris, bâtard !". Je suis désolé mais "ta gueule, c'est même pas vrai, miroir magique !". La 3D c'est surtout des images floues ou brillantes ou les deux à la fois. La 3D c'est surtout des douleurs oculaires ou crâniennes ou les deux à la fois.

 

Dragons aurait été aussi drôle sans la 3D.

 

Alice aurait été aussi bien sans la 3D (oui, j'ai aimé ce film, je fais ce que je veux).


Avatar aurait été aussi beau sans la 3D mais tout le monde aurait vu tout de suite que le film est nul.

 

La 3D c'est juste loin d'être une révolution. La plupart des films ne sont d'ailleurs pas tournés avec les moyens nécessaires et sont traités en post-prod pour pouvoir sortir en salle à grand renfort de bandes annonces s'achevant sur le désormais classique :

 

le 32 février 2016

en 3D 

dans les salles équipées

 

La 3D c'est juste le moyen que l'industrie du cinéma a trouvé pour contrer le phénomène du piratage sur internet.

 

C'est sûr, impossible de filmer l'écran d'un film projeté en 3D sous peine d'avoir une image tellement dégueulasse que même les amateur de screener n'en voudrait pas (et pourtant ils sont habitués). Du coup, pour voir le dernier gros bloc buster, il faut aller au ciné.


Et c'est là que ça devient hilarant.


Je rappelle les données du problème : le ciné est devenu un plaisir trop cher, la plupart des gens préfère donc voler les films sur le net et les voir gratuitement à la maison (notez que rien n'excuse de voir un film en qualité screener). Ca ne plait pas à Luc Besson qui se mets donc à la 3D et réalise son film le plus nul (Arthur et les Minimoys 2 restant à ce jour la plus grosse arnaque cinématographique de la décennie).


La 3D pour sauver le cinéma, je dis pourquoi pas. Sauf qu'une place pour un film en 3D, entre la place de base, le bonus pour amortir le matos et le super bonus pour les lunette moches, c'est 3 euros plus cher qu'une place déjà hors de prix. A ce prix là, autant attendre la DVD ou le Blu-Ray qui sortira 3 mois plus tard (ou le voler sur internet ? Non, ce serait illégal et puis maintenant avec Hadopi...)

 

Rien à dire, les industriels du septième art ont bien cerné le problème.

Par Sam-le-gris
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 09:34

 

D'habitude la pub, c'est basique, simple, pas fatiguant pour les neurones. Il faut bien que le cerveau du consommateur, rendu on ne peut plus disponible par des émissions comme Dilemme ou l'Ile de la Tentation, comprenne que le coca c'est le bien et que ne pas posséder d'iPad (même si ça n'a aucune utilité) c'est le mal.

 

Or, la dernière pub pour la golf me laisse dans des abîmes de perplexité.

 

En ce moment Volkwagen propose une offre de reprise tellement exceptionnelle que ça devrait pas être légal. Si j'ai bien suivi, ils donnent 3000 euros aux automobilistes qui achètent une Golf tout en laissant leur vieux tas de boue chez le concessionnaire (en plus de la prime à la casse de l'état). Jusque là, je suis : si toi donner 305 à VW + si toi acheter Golf = Golf moins chère (10000 euros à peine, que fais-je encore chez moi ?).

 

Pour que tout le monde se jète sur la nouvelle Golf et envahisse le premier concessionnaire venu, il faut communiquer sur cette offre incroyable. Là, coup classique, on fait appel à des communiquants, des publicitaires, une agence de pub, des mecs dont c'est le métier quoi, et qui vont pondre LE spot qui marquera les esprits vacants au fer rouge.

 

Je résume :

 

Un mec improbable veut prendre ce qui ressemble vaguement à des champignon en photo avec un appareil qui doit surement être un appareil photo... Bon déjà là, c'est pas super clair. Il aurait eu un appareil jetable en carton, à la limite. Mais là, le truc sur pied qu'il trimballe, c'est pas hyper évident. Et puis pourquoi photographier des champignons ? Surement un artiste.

 

L'artiste a choisi des champignons se trouvant à 3 centimètres d'une équipe d'élagueurs (eux aussi improbables, c'est plus rigolo) et de leur broyeuse. Choix étonnant, mais pourquoi pas, je ne me permettrait pas de remettre en cause les choix de l'artiste. L'inspiration, l'instant magique, tout ça...

 

L'artiste galère grave avec son appareil. On le voit bien parce qu'il tape dessus. Tout le monde à la même technique, quand un truc ne fonctionne pas, on file un coup de latte et ça repart. Moi, je fais ça avec mon PC, ça marche à tous les coups.

 

Là, l'élagueur propose son aide. On se dit qu'il est passionné de photo et que les appareils des années 70 n'ont pas de secret pour lui. Mais non. Le fourbe récupère l'appareil et le fourre dans sa broyeuse. Scandale ! Pêtage de plombs de l'artiste qui n'avait rien demandé ! L'élagueur passe à son tour dans la broyeuse...

 

Ah non... L'artiste reste stoïque. A peine remet-il un mèche rebelle en place, d'un coup de tête. Nouvelle incomprehension.

 

Incompréhension qui atteint des sommets lorsque l'artiste improbable à capilosité rebelle tend un billet à l'élagueur sans gêne et vandale.

 

Incompréhension qui pénètre la stratosphère lorsque, en plus, l'élagueur ose se plaindre du montant insuffisant du billet et tente d'extorquer 3000 euros à l'artiste, comme chez Volkwagen (référence absolue du hold up ?).

 

Et là, l'artiste retrouve enfin un peu d'amour propre et de panache en rétorquant que "oui mais non, VW ils filent 3000 euros pour une Golf". Et paf !

 

...

 

Sérieusement ?

 

Même en écrivant le résumé de la pub, je ne comprend toujours pas le rapport avec l'offre de VW, la choucroutte ou les trous noirs...

Parce que si on simplifie la pub à l'extrème, moi je comprend ça :

     - Toi donner une Golf à VW

     - VW détruit la Golf

     - Toi donner 3000 euros à VW

     - Toi repartir les mains vides

 

Ne pas comprendre une pub... C'est sûr, ça doit venir de moi...

 

 

 

 

Tant qu'on parle automobile, petit bonus, je vous soumets un concurrent au slogan le plus con de l'année.

Après la magnifique série "la joie..." de BMW voici Mitsubishi et son :

     "Parce qu'on peut aimer vivre et conduire"

Oui, parce qu'avant, il fallait choisir...



Par Sam-le-gris - Publié dans : Badoum Ba
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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 09:42

 

spartacus.jpg

 

J'aurais pu vous parler ici des très bonnes séries comme Breaking Bad, Fringe ou Sons of Anarchy mais comme ce sont de très bonnes séries, c'est trop facile.

 

Spartacus, là par contre, ya du challenge ! Surtout si on se contente du ou des premiers épisodes...

 

L'histoire d'abbord.

Spartacus : Blood and Sand raconte l'histoire de Spartacus, et du sang qu'il va verser dans l'arène. Etonnant non ?  Bon, comme je suis sympa, je vais développer un et vous résumer le premier épisode. Comme ça, vous en saurez plus sur l'histoire (ô combien compliquée) et vous pourrez surtout éviter de saignez des yeux à le regarder.

 

Un guerrier thrace et ses potes s'engagent à aider les romains à repousser les hordes daces loin de leurs villages alors même que les relations entre thraces et romain sont pas hyper détendues et que les grecs embêtent les romains à vouloir leur faire la guerre aussi. Les méchants romains trahissent les thraces en décidant que finalement les daces peuvent bien faire ce qu'ils veulent, et que maintenant c'est les grecs qu'il va falloir aller tarter. Ce choix, dicté par l'ambition du légat romain, énerve un peu le héros qui se rebelle et déserte. A temps pour sauver sa femme mais trop tard pour sauver son village. Manque de bol, le légat romain est rancunier : il pourchasse le héros, le fait prisonnier et vend sa femme comme esclave. Dès cet instant, celui qui deviendra Spartacus dans l'arêne n'aura de cesse de retrouver sa femme et sa liberté.

 

On est loin des circonvolutions scénaristiques d'un Lost, mais de temps en temps, un histoire simple ne fait pas de mal. Et puis ça laisse de la place pour développer les personnages et les intrigues entre eux. Surtout si on arrive à dépasser ses premières impressions.


Parce que oui, au premier abbord (et au trois ou quatre suivants), c'est moche.

D'entrée de jeu, on a droit à une scène de combat dans l'arêne, filmée sur un fond vert plus que visible. Les images, les effets et les incrustations, tout est raté, laid et ridicule. Heureusement, ça ne dure pas longtemps et on enchaine sur des scènes de dialogue pas trop mal foutues. Et hop, la première scène de sexe, très gentillette, enchaîne sur un nouveau dialogue beaucoup moins convaincant, sur décor improbable, réalisé avec les pieds sur fond vert. La scène suivante, la bataille des thraces contre les daces, a failli me faire tout arrêter tellement elle est honteuse...

 

Heureusement, plus la série avance et moins les effets sont ratés... Disons qu'en tout cas, on y fait moins attention.

 

Pour résumer, la série semble n'être une succession de combats, de geysers de sang, de scènes de sexe, et de dialogues bancals allègrement ponctués de jurons anachroniques.

 

Et pourtant, pourtant... Je me suis laissé prendre. Passé la curiosité morbide ou le voyeurisme permettant d'atteindre le quatrième épisode, la série et les personnages prennent de l'épaisseur, se font moins manichéens. On réalise que les acteurs ne sont pas si mauvais et on se surprend à suivre l'intrigue plutôt que d'attendre l'illustration du kamasutra suivante.

 

La série reste bancale (les épisodes sont plus ou moins bien réalisés) et ne marquera surment pas l'Histoire, mais c'est un très bon divertissement, un plaisir coupable mélangeant un peu de Gladiator, un peu de 300, un peu de Rome. C'est cru, sexuel, violent, parfois gore...Et le tout est agréablement assumé.

 

Idéal pour passer le temps en cette période de vaches maigres en terme de série.

Par Sam-le-gris - Publié dans : Mes Séries
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 10:25

 

Après un titre aussi flamboyant d'originalité et d'humour, je n'en rajouterai pas et irai droit au but.

 

Saurez vous rendre aux personnages suivants leur gimmick (leur phrase choc) et la série où ils sévissent ?

 

(la plupart des citations sont en anglais parce que la VF, ça pue du cul)


PERSONNAGE CITATION SERIE
Anna « [...] fucking [...] » Battlestar Galactica
Barney Stinson « Bazinga ! » Breaking Bad
Cartman « Bitch ! » Burn Notice
Colonel John Casey « C'est pas faux » Californication
Debra Morgan « Collini out ! » Chuck
Echo « Did I fall asleep ? » Code Quantum
Gladys « Doh ! » Dexter
Homer Simpson « Dude ! » Dollhouse
Hurley « Eagle ! » Flashforward
JD « Have you try to turn it off and on again ? » How I Met Your Mother
Jessie Pinkman « I used to be a spy » Kaamelott
Lafayette Reynolds « Je vous emmerde et je rentre à ma maison ! » Les Simpsons
Les humains « Lockdown ! » Lost
Les matons « Oh Bravo ! » Oz
Michael Westen « Put the vessel on the mat » Reaper
Perceval « So say we all ! » Scrubs
Roy « Suit up ! » South Park
Samuel Beckett « We are of peace, always ! » The Big Bang Theory
Sheldon Cooper « What did you see ? » The IT Crowd
Sue Collini « Yo » True Blood
Tout le monde grognement V
Par Sam-le-gris - Publié dans : Mes Séries
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 12:13

 

Je comprend plus rien !


On a perdu, ça c'est clair, éliminés assez lamentablement dès le premier tour. Le côté purement sportif est assez simple : pas d'équipe, pas de motivation, pas de jeu, nous étions moins bon, point final. Je ne vois pas comment argumenter plus avant, après une défaite face à la Chine et à l'Afrique du Sud, respectivement 84 et 83 ème équipes du classement FIFA (La France est -était- neuvième de ce même classement).

 

Vous remarquerez l'utilisation de la première personne du pluriel, réflexe quasi inné à chaque fois que quiconque parle de l'Equipe de France, tout sport confondu. On s'identifie naturellement. Ce n'est pas 11 joueurs qui en affrontent 11 autres, mais deux nations qui luttent pour la suprématie mondiale. C'est beau, c'est émouvant...

 

Quand l'équipe gagne, c'est la France qui gagne. Tous sur les Champs Elysées (les parisiens du moins...), fraternité (le temps d'une soirée), black-blanc-beur (et tant pis pour les autres couleurs)...

 

Du coup, quand l'équipe perd, il ne faut pas s'étonner des commentaires sur l'état déplorable de notre pays et sur ses valeurs bafouées.

 

C'est là que je comprend plus.

 

Il y a quelques semaine, après les choix bling-bling de la Fédération Française de Foot et le comportement d'autiste des joueurs, on a entendu des commentaires du type « les joueurs sont déconnectés du monde réel, pourris par l'argent, pas étonnant qu'il n'aient aucun respet ».

Déjà, question : les joueurs de 98, hyper proches du peuple en liesse, gagnaient-ils moins (en tenant compte du passage à l'euro et de l'inflation, bien sûr) ?

Après l'affaire Anelka et ses insultes contre Domenech, les commentaires sont devenus « Les joueurs sont majoritairement issus des quartiers(comprendre issus de banlieues à problèmes), pas étonnant qu'il n'aient aucun respect »

Mais c'est vrai, là on peut voir un reflet de la société française, entre la peur de banlieues et des jeunes, et celle des méchants Kerviels qui se gavent sur notre dos.

 

Ensuite, il y a cette histoire de valeurs. Lorsqu'on porte le maillot bleu, on porte les couleurs de la France et on doit donc diffuser ses valeurs. Moi, naïvement, je pensais que les valeurs de la France étaient les suivantes : Liberté, Egalité, Fraternité. Mais si j'ai bien suivi les commentaires, les valeurs de la France se résument à chanter la marseillaise. Parce que oui, notre bel hymne national est un condensé de valeurs indispensables à diffuser. Petite explication de texte :

 

Allons enfants de la patrie: bon déjà là, ça va pas, certains commentateurs trouvant que les enfants de la patrie, s'il pouvaient être plus catholiques, blancs et premiers de la classe, ça aurait plus de gueule.

 

Le jour de gloire est arrivé : mouais... sans commentaire.

 

Contre nous de la tyrannie: Bon, là c'est sûr, quand on affronte la Chine, ça pète. Rappelez vous la position intransigeante de la France lors de JO de Pékin... Contre l'Afrique du Sud, bon, à la limite, l'apartheid, c'est le mal. Mais contre le Mexique ? C'est pas parce que le goal à une tête de narcotrafiquant de cartel qu'il faut généraliser, si ?

 

L'étendard sanglant est levé: Bon, là, ça veut pas dire grand chose, mais ça envoie de la fraternité sévère.

 

Entendez vous dans nos campagneuh : ou celles d'Afrique du Sud, on est pas à une vache près.

 

Mûgirent ces féroces soldats : puisqu'on vous dit que les Vuvuzelas, c'est traditionnel.

 

Qui viennent jusqueuh dans nos bras : dans notre surface de réparation surtout.

 

Egorger nos filles et nos compagneuh : euh, on parle toujours de sport, là ?

 

Aux armes citoyens : je rappelle que les coups de crampons ou de coude sont interdits.

 

Formez vos bataillons: 4-4-2, oui là ça colle.

 

Marchons, marchons : si vous pouviez courir aussi un peu.

 

Qu'un sang impur abreuveuh nos sillons : égalité, fraternité, de bien belles valeurs.

 

J'arrête là mon petit commentaire mesquin. Pour plus d'information, je vous laisse vous référer à l'avalanche de débats qui va suivre dans à peu près tous les médias.

Par Sam-le-gris - Publié dans : Humeur
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 12:13

J'inaugure ici un truc qui me tente depuis un moment, le foutage de gueule de pubs.

Gros fan de Culture pub à la grande époque de M6 (mais si l'émission qui passait juste avant le film érotique de qualité du dimanche soir), je reste sensible à une bonne pub, percutante ou drôle, quel que soit le produit qu'on essaie de nous refourguer.

Mais du coup, quand une pub, ou un produit, est lamentable, j'ai qu'une envie : diffuser (voire faire lire) 99F au plus grand nombre.

C'est donc parti pour de la dénonce qui a des couilles (paske le cancer et la pollution, c'est déjà pris).

On commence avec du facile, pour s'échauffer : la derniere pub Jacquet. (à revoir ici)

Je ne m'étendrai pas sur la réalisation hilarante de ce spot (le coup du lance pierre me fait encore rire. Tellement, que j'en ai des reste dans la barbe), ni sur la tête du pauvre comédien d'ailleurs (puisqu'il a réussi à trouver un petit taf, je lui souhaite de payer des impots l'année prochaine).

En revanche, je me pose vraiment la question de l'organistaion chez Jacquet. Ils doivent avoir de bonnes journées aux service marketing :

- Bon, les gars, c'est la crise ! Il faut trouver une nouvelle idée pour booster nos ventes de pain à sandich.
- On pourrait faire un pain de mie sans croute !
- Bien joué Bob, mais ça existe déjà. Je me demande si c'est pas toi qui l'a lancé l'année dernière, d'ailleurs.
- Ah oui pardon.
- Ce qu'il nous faut c'est une idée de nazes qu'on pourrait vendre à d'autres nazes.

Et là, bingo, il nous sorte la Tartine Maline (ai-je besoin de m'étendre sur la nullité du nom ?), la tartine pour les gens qui en plus d'avoir un cerveau de poule, n'ont pas de couteau pour se la fabriquer eux même, leur demi tranche de pain de mie. La pub l'illustre assez bien (le coup du lance pierre, mouhahahableurg).

- Mais chef, y a un problème, y a vachement plus de croute, proportionnellement.
- Ecoute Bob, une idée à la fois. On laisse les gens se faire avoir avec ce produit et l'année prochaine on lance la Tartine Super Maline, sans croute.
- Oh chef, je vous aime, vous êtes mon dieu.
- Je sais Bob, je sais !
 
Et pour finir le lien du vrai site de Culture pub, où vous trouverez de vraiment bonnes pubs internationales. Bizarrement, les meilleures pubs du classement du site sont bien branchées cul... Enjoy !

Culture pub

Par Sam-le-gris - Publié dans : Badoum Ba
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Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 18:16
En ces temps de crise où chacun se demande s'il doit acheter un nouvel écran télé plasma HD de 107 cm avec décodeur TNT intégré ou nourrir sa famille pendant 2 ans (pensez-y, c'est bientôt Noyel), je me dois de tenter l'analyse d'une des plus grosses supercheries de ces dernières années :

 

la fin des
Chroniques de la Lune Noire
(on parle BD, pour le coup, pas série télé)



Pour ceux qui ne prêterait aucune attention à l'univers de geek dans lequel j'évolue depuis une bonne vingtaine d'année, je vais tenter d'éclairer votre lanterne de gens cool mais complètement à la masse (faut dire ce qui est, les geek dominent le monde moderne : Bill Gates, Peter Jackson ou Spielberg, la série télé Heroes ou Lost, le I-Pod/Phone, etc...).

Donc, les Chroniques de la Lune Noire est une série d'Héroic Fantasy (mais si, comme le Seigneur des Anneaux !)  genre Gros Bill pour jeune mâle prépubère et puceau. Comprenez que les héros sont increvables, gagnent toujours à la fin et s'envoient en l'air dès que possible avec des bombes déjà pas bien couvertes d'ordinaires.

Le problème c'est que l'ado prépubère et puceau à grandi et que depuis le premier tome, il s'est écoulé 19 ans.

Bon, j'avoue que même après les crises acnéiques et ma première expérience sexuelle de la semaine dernière, j'ai toujours un petit faible pour les guerrière de l'enfer avec cache sexe en métal histoire de dire qu'elle à une armure (alors les scène de cul, je vous raconte pas, je suis tout foufou). En revanche j'ai plus de mal avec le côté Gros Bill (héro increvable, rappelez vous c'était trois ligne au dessus) du mec coupé en deux ressuscité au début de l'album suivant. Ca fait des jolie cases, immenses, pleine de couleur qui tabassent les pupilles mais niveau crédibilité, on est au niveau de Dragon Ball Z (oui, avec les guerrière aussi, mais je suis plus coulant à ce sujet).

La série qui, reconnaissons lui au moins ça, ne se prend pas au sérieux, s'est quand même étiré sur 14 tomes pour finir sur un magnifique et gigantesque FLOP scénaristique ! Le problème c'est qu'en bon gros gogo, je l'ai acheté ce dernier tome.

Pour bien comprendre le système de batard sorti d'école de commerce mis en place pour me piéger, voici quelques astuces à imiter pour m'avoir comme un bleu-bite :

- Installer une série.
Bon là c'est le plus dur, parce que oui, le début de l'histoire est à peu près bien écrit, drole, semble mener quelque part, les personnages y sont attachants. C''est un peu le pays des bisounours en cote de maille. ET que moi, même si je suis suis un gogo, faut quand même être sérieux deux secondes : j'achète de la merde, mais de la merde qui fut, avant digestion, un bon gros steack.

- Changer de dessinateur avant d'arriver dans le mur.
Ledroit, dessinateur des 6 premiers tomes, jeta l'éponge au grand dam des fan (dont je suis) pour se consacrer à autre chose et fut remplacé par Pontet qui, malgré un cahier des charges du type "fais pareil que Ledroit" et un talent indéniable, ne parvint pas à égaler son prédécesseur. Mais si à l'époque le scénario prenait déjà un peu l'eau, le bateau avançait toujours et on pensait voir la terre avant longtemps.

- Faire dessiner toutes les couv' par Ledroit quand même.
Parce que juste wahou !

- Faire patienter les lecteur 1 ans ou deux ou trois ou quatre entre chaque album. Le geek est impatient et un peu concon : faites le baver le plus longtemps possible en lui faisant miroiter monts et merveilles et il achètera comme un mouton. Exemples : Indiana Jones 4, Star Wars 1, 2 et 3, Dragon Ball le film (non, là, c'est pour déconner, mais ça va sortir au ciné quand même. Effrayant).

- Faire comme dans Lost, mettre des gros cliffhanger de pute à la fin de l'album.
Alors oui, Cliffhanger est un film avec Stalone mais c'est aussi un terme qui désigne le procédé putassier consistant à laisser un suspens abominable à la fin d'un film/série/album/livre pour être sûr que le public verra/lira la suite en passant si possible à la caisse avant. (de cliff : la falaise et hanger : le suspendu, retour à Stalone). Bah du coup, ça marche aussi dans les Chroniques avec coup sur coup : la mort du héros à la dernière page, l'apparition de l'ombre du Papa du héros sur le seuil du héro, la colère du maître du héros suite à la trahison du héros, la mort du méchant en dernière case de l'avant dernier tome (mon cliffhanger préféré pour sa putasserie sans borne).

- Mettre des gros sticker sur les albums.
AVANT DERNIER ALBUM ! Bientôt la fin, jetez vous dessus tant qu'il est temps.
FIN DE LA SERIE MYTHIQUE ! Enfin, oui, merci d'avoir abrégé nos souffrances.

- Editer trois couvertures différentes pour le même album, dont deux en édition limitée (donc rares. Le geek est un collectionneur, les choses rare le font bander), et dont la juxtaposition forment le triptyque ultime pour le geek de base :
succube en armure light / héros sur dragon crachant du feu / guerrier en armure lourde.
Faut reconnaitre, le triptyque dessiné par Ledroit à de la gueule mais, même en l'offrant dans sa version ex-libris à certains (moi en l'occurrence) lors de l'achat d'une des couv collector, la combine est tellement moche que c'est génial.


Pour finir en faisant court, l'action du dernier tome est juste chiante à mourir, on se fout complètement de ce qu'on lit. Il n'y a aucune révélation sur rien, aucune question soulevée par les épisodes précédent ne trouve de réponse dans cet ultime volet, qui finit d'une façon pathétique.

Ah ! Je rajoute, juste pour bien enfoncer le clou des astuce de producteurs en tout genre, qu'il existe des spin off (des série dérivées) de Chroniques :
- Methraton : qui relate la vie du personnage clé le plus obscur et le moins intéressant  jamais créé.
- Arcanes de la Lune Noire : chaque tome relate la vie d'un personnage des Chroniques en détail. Seuls deux sont parus pour le moment, mais il y a tant de questions en suspend qu'iIs (eux) vont surement tirer sur le filon encore un peu.

Et bien non ! Vous ne m'aurez plus ! Je ne lâcherai plus de pognon dans la Lune Noire ! Fini d'être un mouton, messieurs les capitalistes !

... Ou alors seulement si Ledroit fait la couv'.

Par Sam-le-gris - Publié dans : Humeur
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 14:20

 Un chômeur se lève tard, il n'allume donc pas la télé avant 9h du matin au plus tôt. Néanmoins il existe des exceptions :

  • le chômeur est resté très jeune dans sa tête : il se lève avant 7h pour pouvoir zapper entre TFou surTF1 et Toowam sur France 3 (sans chercher à comprendre d'où viennent les noms de ces émissions)

  • Il a plus de 40 ans et c'est un fan de William Lemergy : il regarde Télématin sur France 2

  • Il a moins de 40 ans et c'est un fan de Bruce Toussaint : il regarde La Matinale sur Canal +.

  • Il a plus de 60 ans et/ou 8 de QI : il regarde Plus Belle La Vie sur France 3 (après Toowam).

Le vrai chômeur, donc, a oublié qu'un réveil ne sert pas qu'à donner l'heure et commence sa journée après 9h00. Il petit déjeune devant, au choix, la fin de Téléshopping (TF1) ou le début de M6 Boutique. C'est à cette heure précise que le chômeur rêve de retrouver un travail : pour pouvoir s'acheter la machine vibrante à faire des muscles sans transpirer ou le kit de soupes déshydratées qui font perdre du poids grâce aux extraits naturels de pneu.

Mais quand le chômeur enchaine avec la série Monk sur TF1, il se dit que finalement, rien faire de ses journée à du bon, puisque cela permet de regarder des séries rigolotes avec des vrais morceaux d'enquêtes dedans et quelques bouts de bons acteurs. Il fait beau dans la tête du chômeur puisque Monk gagne toujours à la fin.

Si le chômeur n'aime pas les détectives veufs et bourrés de tocs invivables, il peut toujours reposer son cerveau devant une version américaine mal doublée de Plus Belle La Vie (Des Jours Et Des Vies sur France 2) ou devant quelques tranches de jambon sec espagnol aussi mal doublées (La Famille Serrano sur France 3). S'il lui reste quelques neurones à tuer, le chômeur peut même enchaîner directement par Amour Gloire et Beauté, toujours sur France 2.


De toute façon ailleurs, les neurones seront logés à la même enseigne. En effet, à cette heure ci, le chômeur a le choix entre les décrochages régionaux de France 3 (ce qui permet de patienter tranquillement en attendant le 13h de Pernaut sur TF1), une série dégoulinante de mièvrerie bien pensante (deux épisodes de 7 à la Maison sur TF1) ou le remède ultime : Star 6 Music.


Je m'arrête une seconde sur cette émission merveilleuse qu'est Star6 Music pour vous en livrer la recette on ne peut plus simple :

  • un plateau qui pique les yeux

  • deux présentateurs motivés (dont une jeune veuve ayant bien réussi sa reconversion) qui improvisent péniblement mais finissent par répéter toujours la même chose.

  • des clips qui font saigner les oreilles (mais qui heureusement sont coupés au début et à la fin)

  • des questions du type « Ces yeux appartiennent à Serge Lama. A qui appartiennent ces yeux ? » pour faire gagner un peu d'argent aux chômeurs (et beaucoup à M6 et France Télécom).

Quand je serai grand, je veux inventer une émission comme celle là !


Arrive ensuite l'heure des vrais jeux télé où le cerveau du chômeur va enfin être mis à rude épreuve. Sans échauffement (non, Star6 Music n'est pas un échauffement), Motus sur France 2 ou comment apprendre à épeler des mots de 8 lettres sans se planter. Une émission de service public pour lutter contre le fléau SMS. Petite pause intellectuelle avec les Z'amours, nécessaire pour pouvoir attaquer sereinement Attention à la Marche ou Tout le Monde veut prendre sa Place. Au delà de l'aspect foncièrement culturel de ces jeux, je vous les recommande pour leur portée humoristique soutenue par des animateurs au top de la vanne.


Pour les plus courageux, le Magazine de la Santé permets d'être à peu près sûr d'avoir la malaria ou le cancer du lobe de l'oreille gauche tout en profitant d'image d'opérations en gros plan que ne renierait pas les créateurs de Nip/Tuck.


Après l'effort, le réconfort puisque le reste de l'après-midi est intégralement consacré aux séries et Téléfilms à pas cher venus tout droit des États-Uni (on reconnaît ces programmes aux coupes de cheveux des acteurs) ou d'Allemagne (on reconnaît ces programmes à l'aspect verdâtre des images).

Gros avantage : choisissez n'importe quelle chaîne et vous vous réveillez pour l'heure du diner.

Gros défaut : vous ratez C'est pas Sorcier et Des Chiffres et des Lettres.

Par Sam-le-gris - Publié dans : Humeur
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 14:42



Par une belle journée de mai (le 30 pour être précis), je suis allé à l'hôtel parisien qui m'employait jusque là pour vider mon vestiaire, faire une bise à mes charmantes collègues et disparaître définitivement dans les couloirs sombres du métro. Deux heures plus tard, j'étais dans mon chez moi, libre, heureux, chômeur.

Voilà donc 10 jours que je suis de nouveau sans emploi. Et comme le prix du pétrole augmente, que le pouvoir d'achat diminue, que la misère est à nos portes et que même PPD s'est fait gicler de son 20h, j'ai décidé de redevenir un boulet pour la société en demandant des allocations chômage.

Le truc c'est que pour devenir un profiteur improductif qui se gratte les couilles devant Des Chiffres et Des Lettres, il faut d'abord se taper un véritable parcours du combatant. Et revoir tous les Indiana Jones (même le dernier) ne suffit pas quand on a décider d'affronter l'administration française. Alors, c'est vrai, on risque moins de mourir écrasé par un boulet géant (quoique) ou le coeur arraché par un Thug, et on a peu de chance de rencontrer un croisé millénaire ou un extraterrestre de cristal (oui, je les ai tous revu), mais l'aventure n'en est pas moins exténuante.

C'est que quel que soit votre besoin, l'Etat fait tout pour vous compliquer la vie quand vous lui demandez de la thune. Même moi, je suis moins cruel quand on me tape mon pognon.

Première étape : perdre toute ses illusions.
Comme je suis vraiment une grosse sangsue, je ne reste jamais très longtemps loin de la béatitude lénifiante de l'inactivité payée par le contribuable moyen. Pour être clair, je me retrouve au chômage à peu près tous les 9 mois. Malheureusement, au bout de 6 mois et 1 jour sans nouvelle de votre part, toute trace de votre existence administrative est systématiquement détruite.
Il ne suffit donc pas de téléphoner aux Assedic pour demander innocemment que l'Etat subvienne à vos besoins primaires (pizzas, BD et jeux vidéo) en espérant qu'ils reconnaissent votre voix chevrotante d'émotion honteuse.
Il faut donc accepter sans broncher le rendez-vous fixé par l'aimable conseillé pour procéder à sa réinscription. De toute façon, quelque soit la date et l'heure du rendez-vous, tu es chômeur et donc tu n'a que ça à foutre. Attention : prétexter qu'on va rater la redif de Plus Belle La Vie pour éviter de se lever trop tôt ne marche pas.

Deuxième étape : constituer son dossier.
Apparemment c'est un service particulier de La Poste qui est chargé d'acheminer le courrier officiel (des impots, des Assedics, ou les citations à comparaitre par' exemple) parce que deux jours après votre appel, vous recevez une grande enveloppe des Assedics. Quand je pense que j'attends encore ma commande Amazon de l'année dernière...
Dans cette enveloppe, deux pauvres feuilles de papier et un document à remplir (chouette des cases à cocher). Sur la première feuille, la date, l'heure et le lieu de votre rendez-vous. J'y reviens très vite.
Sur la seconde, la liste des documents nécessaires à votre inscription, un peu comme une liste des fournitures pour la rentrée des classes en plus long. Dans un soucis de précision, voici cette liste :
- Une carte d'identité de moins de 10 ans (petit moment de panique : ma carte à t'elle moins de 10 ans ? Mais en fait oui, "moins de 10 ans", ça veut juste dire "en cours de validité")
- Une carte de sécurité sociale (qui dans la vrai vie, pour tous le monde sauf les Assedics, s'appelle une carte vitale)
- Les bulletins de paie et les reçus pour solde de tout compte des 13 derniers mois (nouveau moment de panique : ai-je tous mes bulletins de salaire ?)
- Les attestation assedics des 26 derniers mois (évanouissement)
- Un CV (au cas où un recruteur de l'administration passerait dans le coin ?)
- Un RIB (pour vous donner l'impression qu'à un moment vous toucherez quelque chose)
Rien que pour réunir tout ça, il m'a fallu une bonne heure. Pour ranger tous les papiers plus ou moins officiels que j'avais éparpillé dans l'appart, il m'en a fallut trois de plus.
Quant aux cases à cocher, on est loin d'un test psycho de Jeune et Jolie puisqu'il faut d'abord comprendre la question (ce qui n'arrive jamais dans Jeune et jolie) et touver l'information pour répondre correctement en fouillant de nouveau dans les papiers plus ou moins officiels qu'on vient de ranger. Ca m'a pris une autre heure.

Troisième étape : repérer le lieu du rendez-vous et s'y rendre.
Mon étape préférée. Sachez, si un jour vous vous retrouvez au chômage, que l'antenne Assedic dont vous dépendez est forcément à une heure de chez vous, à une adresse exotique que Mappy ne reconnait pas et dans une zone déservie par un bus de temps en temps peut-être. En fait, si vous devez vous retrouvez au chômage un jour, faites en sorte de vous procurer une voiture avant.
Moi, évidemment, j'ai choisi d'être piéton. Mon seul recours : le vélo. Là où ma malchance s'arrête, c'est que je possède un VTT et que c'est bien pratique pour traverser les champs au milieu desquels se trouve mon antenne Assedic.


Quatrième étape : prendre son mal en patience.
La patience est un attribut indispensable au bon chômeur. Encore une fois, quand vous venez faire augmenter les statistiques du nombre de chômeur français, vous n'avez rien d'autre à faire de vos journées et vous pouvez donc vous permettre de patienter une plombe pour un rendez-vous pour lequel on vous a spécifiquement demander d'être ponctuel.

Cinquième étape : garder son sang froid.
Quand on vous annonce avec le sourire que votre dossier n'est pas complet.
Mais bon, c'est sans doute ma faute, j'aurais du prévoir que la liste de documents demandés n'était pas exhaustive et que ce n'est pas parce qu'un document n'est pas demandé qu'il ne faut pas l'amener. Je suis con moi des fois...

Par Sam-le-gris - Publié dans : Mylife.com
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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 12:01
     Pour mon retour en fanfare, après des mois d'absence (j'avais piscine), je vais revenir sur un évènement terrible : depuis quelques jours, j'ai officiellement 27 ans.


     27 ans, putain. Dans 3 ans, c'est la trentaine et après, plus moyen de faire semblant. L'âge adulte, les responsabilités, la maison, les gamins, tout ça. Flippant.

     Heureusement, j'ai une petite femme (encore jeune, elle...), des parents et des amis qui savent ce que c'est (eux, sont vieux). Pour conjurer le sort inéluctable, ils m'ont offert une Wii. 

     Pour les gens qui auraient vécu dans une cave ces dernières années (pour les autrichiens donc), la Wii c'est la console de jeux vidéo où le plus intéressant à regarder n'est pas l'écran. Rassurons nous, le ridicule ne tue pas !

    Moi qui voulait la PS3, ça m'a fait la bi... les pieds. A la  base, je ne voulais pas de cette console, fidèle que j'étais à Sony et aux jeux de geek. Et puis, j'ai participé (bien contre mon gré) à une soiréé Wii chez Anne et Nico et découvert "Rayman et les lapins encore + crétins".



     Et là, ma vie a pris un tournant radical. Je ne pensais plus qu'à rôter pour détruire Paris, déboucher des chiottes, téléphoner au cinéma, ou faire une course de pet après un bon chili. Résultat, j'ai saoulé tout le monde avec ça et j'ai fini par avoir ce que je n'osais désirer.

     En revanche, j'ai vite réalisé que les lapins nécéssitait non seulement de l'adresse et de la patience mais aussi une bande de potes à disposition pour rester fun. Il me fallait un jeu pour mes longues journées de solitude. Aussi, décidé-je d'acheter Zelda.

  
     Ce qui m'amène à la justification de mon titre (oui, j'ai mis le temps mais c'est mon bleurg alors je fais ce que je veux, même ne pas le mettre à jour).

     Le lendemain de mon annif, j'ai pris Louc sous le bras (son format permet un transport aisé) et nous sommes allés chez Score Game, ce magasin merveilleux qui restait pour moi le temple du jeu vidéo à pas cher. Et bien, c'est terminé.

     Déjà, quand je venais pour revendre un jeu acheté 60 € et qu'on me le reprenait pour 10 € en bon d'achat, je trouvais ça louche. Mais après tout, il faut bien que les petits commerçants vivent. Mais là...

     Bien décidé à chopper Zelda, je n'ai que très peu grimacé devant le prix (60 € donc). Mais maintenant qu'on était là, pourquoi ne pas prendre un petit jeu d'occaz sympa à pas cher. Je fais donc le tour du magasin et ne trouvant pas le présentoir des occaz pour Wii, me renseigne auprès d'un vendeur (qui venait probablement de trouver son premier emploi après la 3eme). Ce jeune homme me conduit devant un présentoir devant lequel j'avait déjà passé un quart d'heure et m'indique que voilà, les occaz elles sont là, sous mon nez. Je crois bien qu'à ce moment, j'ai du avoir un rire un peu forcé :

     - 50 € pour un jeu d'occaz vendu 60 € neuf il y a plus d'un an ? Tu te foutrais pas un peu du monde garçon ? (j'ai pas dû dire exactement ça mais l'idée était là)
     - Je suis désolé, très honorable client, mais les prix de l'occasion sont fixé en fonction des prix du marché et de la popularité des jeux.
     - Eh bah tu sais quoi, tes occaz tu te les carres profond et moi je me casse. (Là encore, c'est une licence poétique).
     - Bien Monsieur, comme vous voulez Monsieur. Auriez-vous du lubrifiant Monsieur ?

     Et comme j'étais vraiment énervé, je leur ai acheté Zelda quand même. Moi, je suis comme ça, faut pas me chercher !

     Mais l'histoire ne s'arrête pas là (comment ça, c'est long ? Ca fait plus de trois mois que j'avais rien mit en ligne, alors venez pas vous plaindre maintenant parce que y a un peu de lécture et des parenthèses interminables).

     Le lendemain, Cath et moi allons faires des courses chez Carouf (tch tch pas de marques) et là, comme de par hasard, mes pas me conduisent au rayon jeux vidéos. Et là (re), je trouve "Rayman contre les lapins crétins" (le 1) pour 25 €, neuf ! La veille il était à 50 € chez Score Game, en occaz. En fonction des prix du marché, mon cul, oui !

     Alors oui, les petits commerçant doivent bien bouffer, mais plus avec mon argent !
Par Sam-le-gris - Publié dans : Mylife.com
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